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dimanche 16 mars 2008

Dérives sectaires et grandes religions

Dérives sectaires et grandes religions
Il me semble que pour mieux comprendre le contexte actuel et celui de notre mouvement religieux, les propos ci-dessous nous éclairent sur 2 aspects essentiels de notre problèmatique. L'Etat ne peut pas reconnaitre les cultes et les dérives sectaires peuvent exister dans toutes les grandes religions.

Jean-François Colosimo, historien des religions, dans un article intitulé L'État ne saurait s'instituer expert en affaires métaphysiques (Le Figaro - 06/03/2008) rappelle que l'Etat ne peut reconnaître aucun culte et refuse de distinguer religion et secte. Par contre, il souligne que l'État réprime les dérives, délits et abus sectaires rencontrés dans l'ordre public et au nom du droit. Ce qui a eu l'air, à l'époque, de scandaliser certains députés de la Commission parlementaire sur les sectes d'octobre 2006.

Par ailleurs, dans l'excellent quotidien La Croix du 10 mars "Quelles différences entre secte et religion ?" Jacques Miquel, Président du Centre contre les manipulations mentales délare
qu'aujourd'hui, il y a une grande poussée dans le domaine de la santé, avec des sectes guérisseuses. Il y en a dans le secteur de la formation professionnelle, dans ceux du coaching, de l'éducation, du sport... Il y a un certain nombre de dérives que l'on va retrouver qui sont toujours finalement orientées autour des mêmes thèmes, c'est-à-dire soutirer de l'argent aux gens, exercer un pouvoir sur eux, les asservir.

Et il ajoute que les Églises en tant que telles doivent être très vigilantes quant aux dérives éventuelles de communautés ou de groupes. On va trouver dans toutes les grandes religions des possibilités de dérives de ce type. C'est la responsabilité des Églises de faire un peu le ménage chez elles.

Je pense donc que nous n'avons pas de reconnaissance à attendre de la part de l'Etat et que c'est à chacun de nous de montrer que nous pratiquons bien le bouddhisme de Nichiren. Alors, nos amis, notre famille, bref à termes l'opinion publique se rendra à l'évidence que nous ne faisons rien d'autres que pratiquer le bouddhisme de Nichiren en respectant les lois et la culture de notre pays, la France.
Que les dérives sectaires, manipuations mentales, pressions financières, totalitarisme, doivent être combattus dans tous mouvements, toutes les Eglises, toutes grandes religions.
Nous n'avons pas fait autre chose en dénonçant la corruption du clergé bouddhiste de la Nichiren Shoshu et au sein même de notre mouvement en réprouvant tous comportements déviants qui auraient pour but de manipuler ou utiliser la sincérité des pratiquants à des fins personnels.